Politique

Nous avons donc vu dans les pages "Histoire" que la première utilisation du mot "Wallonie" au sens moderne remonte à 1844 tandis que son rattachement politique - la "Région wallonne" - n’existe que depuis 1970 suite à la révision de la Constitution belge. Laquelle Constitution ne fait pas référence à "la Wallonie".

Si la part wallonne de l'histoire de la Belgique s'est confondue avec celle du Royaume de Belgique jusqu'au sortir de l'après-guerre, elle tend à diverger depuis 1960 et le réveil des querelles linguistiques au sein du pays. Une loi spécifique définit désormais les trois langues officielles, le néerlandais, au nord (Flandre), le français plus au sud (Wallonie) et l’allemand à l’est. Les tensions ne sont toutefois pas endiguées.

En 1968, l’université de Louvain est mise en danger et sa section française transférée en Wallonie. Dans les années 1970, la Constitution est réformée afin de renforcer l’autonomie des trois régions.

Un lent chemin vers l'éclatement ?

  • 1977, le pacte d’Egmont du 24 mai

Adopté tant par les populations wallonnes que flamandes, le pacte d’Egmont vise à régionaliser le territoire, assurant une certaine autonomie à la Flandre et à la Wallonie. En 1993, une nouvelle Constitution est adoptée, visant à renforcer le processus de décentralisation du pouvoir fédéral entamée dès 1970. La région bruxelloise devient ainsi la troisième du pays, rejoignant Flandre et Wallonie. Cette Constitution rééquilibre équitablement les pouvoirs entre les différentes communautés linguistiques.

  • 2007, début de la crise politique

- 10 juin

Les chrétiens-démocrates flamands du CDV et leurs alliés pro-indépendance de la Nouvelle Alliance flamande (NVA) arrivent en tête des législatives. Yves Leterme, chef du CDV, annonce une vaste réforme de l’Etat afin d’octroyer une plus large autonomie, (notamment fiscale) aux régions, dont la Flandre bien entendu.

- 23 août

Yves Leterme, chargé de former un gouvernement suite aux élections fédérales, démissionne faute de parvenir à un accord entre Flamands et Wallons. Depuis le 10 juin, la Belgique est privée de gouvernement à cause des divergences concernant le degré d’autonomie à attribuer aux territoires néerlandophones. Face à la montée en puissance des indépendantistes flamands, la Belgique risque l’implosion. Rappelé quelques semaines plus tard (29 septembre), Yves Leterme jettera à nouveau l’éponge le 1er décembre suivant.

- 21 décembre

Guy Verhofstadt, Premier ministre sortant, forme un cabinet "de transition" en attendant l’arrivée pour Pâques 2008 d’un gouvernement définitif qui serait conduit par Yves Leterme.

  • 2008, la crise prend un tour critique

- 20 mars

Yves Leterme est nommé Premier ministre.

- 14 juillet

Moins de quatre mois après sa nomination, Yves Leterme annonce sa démission, faute d’avoir identifié des voies de compromis. Le Roi Albert II (alors proche de "fêter" le 178ème anniversaire de la création du pays) refuse quelques jours plus tard cette démission, et tente avec la création d’une mission indépendante chargée de réfléchir à un "dialogue institutionnel" entre communautés ce qui semble être la dernière chance d’éviter la partition du pays.

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